Cérémonie des Césars, le prix et le scandale Polanski

Cérémonie des Césars, le prix et le scandale Polanski

Césars 2014

Le vendredi 28 Février dernier, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a été honoré de la meilleure réalisation pour son film « J’accuse ». Pourtant, il a été accusé de viol pas plus tard que le jour du 8 novembre dernier par la Photographe Valentine Monnier et aussi accusé d’attouchements et de harcèlement sexuel par une dizaine de femmes mineures bien avant cela.
Bien sûr, il a toujours nié toutes les accusations contre lui et cela n’a pas empêché le fait qu’il gagne le prix lors de l’évènement le plus important de la cinématographie : la cérémonie des Césars.

« Quelle honte ! »

Les 4300 votants de l’Académie des Césars ont décidé de récompenser le réalisateur Roman Polanski sans tenir compte des femmes victimes d’agressions sexuelles. Ils faisaient vraiment comme si de rien n’était et ils ont célébré le cinéaste comme si ce n’était pas grave de violer ou d’agresser sexuellement les femmes.
D’après les infos, Roman Polanski et son équipe n’avaient pas osé assister à la cérémonie, car ils ne voulaient pas affronter les attaques du public. Certaines personnes ont quand même réagi face à la situation, comme l’actrice Adèle Haenel qui a tout de suite quitté la salle dès que les organisateurs annonçaient la victoire de Roman Polanski.
Les personnes qui ont assisté à cette scène ont témoigné que l’actrice avait dit clairement mais doucement les mots « Quelle honte ! » et c’est ce qui a fait le titre de plusieurs journaux les jours d’après.

La solidarité féminine pour réclamer le droit et l’égalité des femmes

Par ailleurs, d’autres femmes aussi avaient suivi l’actrice Adèle Haenel et ont vidé la salle, telles que la réalisatrice Cécile Sciamma. Et des militantes féministes ont organisé un rassemblement aux abords de la salle Pleyel avant le début de la cérémonie pour protester contre les douze nominations du long-métrage de Roman Polanski. Elles criaient : «  enfermez Polanski », «  Polanski violeur, cinéma coupable » ou encore violence sexiste, riposte féministe » devant un cordon de policiers.
Après l’évènement aussi, d’autres femmes ont continué à scander leur colère devant le Fouquet’s tandis que certaines invitées décidaient de se rendre dans un restaurant du 11ème arrondissement de Paris pour afficher la plateforme féministe 50/50 « organiser une contre-soirée ».
En outre, cette solidarité féminine ne réclamait qu’une chose : le droit de la femme ou l’égalité des femmes. D’après les témoignages, il n’y a pas que les femmes violées et agressées par Roman Polanski qui sont concernées par cette affaire, celle-ci touche aussi toutes les autres victimes de violences sexuelles.

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